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La babouche est généralement définie comme étant une espèce de pantoufle à quartier qui, jadis, était la chaussure la plus usitée dans le Levant, en Barbarie et en Turquie. D’ordinaire elle est conçue en maroquin jaune, mais il y en a aussi dans pratiquement toutes les couleurs.

Le mot babouche est d’origine persane, et devrait se prononcer papousche, mot composé de pa, pied, et pousche, ce qui sert à courir. Les arabes, auxquels le son "p" est inconnu, disent « babouche », et c’est d’eux qu’est venue cette prononciation.

Une petite anecdote au passage : le mot maroquinerie doit sa genèse au mot «maroquin», signification donnée au cuir exporté du Maroc dès le 16ème siècle.

Il fut un temps où la babouche était l'unique chaussure, d'intérieur comme de sortie, utilisée par les hommes et les femmes maghrébins de toutes les classes sociales et aussi bien par les citadins que les ruraux.

Actuellement, au Maroc, comme à bien d’autre pays maghrébins, la babouche reste une chaussure de tradition que la modernité n’a pu chasser ni des esprits ni des habitudes vestimentaires des hommes et des femmes. Elle est incontournable en jours de fêtes et demeure assez prisée à l’intérieur des maisons en jours normaux et lors des réceptions.

La Babouche occupe une place prépondérante dans l’artisanat du cuir marocain, et fait partie des objets artisanaux les plus prisés des touristes en visite au Maroc. Fès et Marrakech sont actuellement les villes de production des babouches.

Au Maroc, la babouche masculine se dit « Balgha » et « Charbil » pour la babouche féminine.